Il faut entendre le cri des derniers païens ! On sait très bien ce que
les païens pensaient du christianisme et on sait qu'ils ne se sont pas
convertis. La très grande majorité des romains ne voulait pas de la
secte. Éprouvez l'importance d'entendre leur voix directement à travers
les près de 2000 ans qui nous séparent....
Premières Réactions païennes sur le Christianisme
les prédicateurs juifs sont "une maladie"
Empereur Claude (Ier siècle)
note: le rhéteur Tertulus traite Saint Paul de "peste" (Actes)
"une exécrable superstition", les chrétiens sont "des ennemis du genre humain"
Tacite (IIe siècle)
note: l'expression est connue du théologien Tertullien puisqu'il la reprend dans son apologétique.
le christianisme est "une superstition absurde extravagante"
Pline, lettre à l'empereur Trajan (IIe siècle)
"une superstition nouvelle et malfaisante "
l’historien Suétone (IIe siècle)
« Il y a une nouvelle race d’hommes nés d’hier, sans patrie ni
traditions antiques, ligués contre toutes les institutions religieuses
et civiles, poursuivis par la justice, généralement notés d’infamie,
mais se faisant gloire de l’exécration commune: ce sont les chrétiens.
» « La rusticité des Juifs ignare s'est laissé prendre au prestige de
Moïse. Et dans ces derniers temps, les chrétiens ont trouvé parmi les
Juifs un nouveau Moïse qui les a séduits mieux encore, qui passe au
milieu d’eux pour le fils de Dieu et est l’auteur de cette doctrine. Il
a ramassé autour de lui, sans choix, un ramas de gens simples, perdus
de mœurs et grossiers, qui sont d’ordinaire la clientèle des charlatans
et des imposteurs, de sorte que l’espèce qui s’est donnée à cette
doctrine permet déjà d’en apprécier la valeur. » « Ceux qui croient
sans examen tout ce qu'on leur débite ressemblent à ces malheureux dont
les charlatans font leur proie qui cours derrière les prêtres de
Cybèle, de Mithra où d'autres divinités semblables, la tête chavirée de
leur extravagance et de leurs fourberies. il en est de même des
chrétiens. D’aucun d'entre eux ne veulent ni donner ni écouter les
raisons de ce qu'ils ont adopté. Ils disent communément n'examiner
point. Croyez seulement votre foi vous sauvera et encore la sagesse de
cette vie est un mal et la folie un bien »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
« Vous ne vous attendez pas sans doute que les Romains délaissent, pour
embrasser votre croyance, leurs traditions religieuses et civiles,
invoquent votre Dieu le Très-Haut, ou de quelque nom que vous
l’appeliez, afin qu’il descende du Ciel et combatte pour eux, en sorte
qu’ils n’aient pas besoin d’autre secours. Car ce même Dieu, à vous
entendre, avait autrefois promis les mêmes choses et de plus grandes
encore à ses fidèles. Or vous voyez quels services il a rendus aux
Juifs et à vous. Ceux-là, au lieu de l’empire du monde, n’ont même plus
une motte de terre ni un foyer. quant à vous, s’il reste encore
quelques chrétiens errants et cachés, on les cherche pour les conduire
au supplice »
« Si vous cherchez à ébranler ce principe [servir dans l'armée],
l’empereur vous punira, et il aura raison; car si tous les autres
faisaient comme vous, rien n’empêcherait que l’Empereur ne demeurât
seul et abandonné, et que le monde ne devînt la proie des barbares les
plus sauvages et les plus grossiers. Il n’y aurait bientôt plus trace
alors de votre belle religion, et c’en serait fait de la gloire de la
vraie sagesse parmi les hommes » « Il n'est pas tolérable de vous
entendre dire " Si les empereur qui règne aujourd'hui après s'être
laissé persuader par nous couraient à leur perte nous séduirions encore
leurs vainqueurs". [...] Sans doute cela ne manquerait pas d’arriver, à
moins qu’un pouvoir plus éclairé et plus prévoyant ne vous détruisît
tous de fond en comble avant de périr lui-même par vous »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
le Romain Minutius Félix traite les chrétiens de "maudite secte" qu'il
faut exterminer. Il accuse ces pauvres ignorants
d'introduire une "servitude insupportable dans le monde".
Minutius Félix, Octavius (IIIe siècle)
les chrétiens sont "des ignares dégénérés", "la lèpre de la société humaine"
Empeur Julien, lettre à Photin et lettre à théodore (IVe siècle)
Bref, la réprobation est générale...
sectarisme et fanatisme des premiers chrétiens
"C’est cette foi aveugle dont ils sont entêtés qui a créé cette faction de Jésus"
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
« [les rites] ils en ont de sinistres, d'infâmes, que la
dépravation seule a fait prévaloir. […] cette nation, d'une licence de
moeurs effrénée […] Entre eux, tout est permis. […] avec leurs
frères, fidélité à toute épreuve, pitié toujours secourable ; contre le
reste des hommes, haine et hostilité [..] les premiers principes qu'on
leur inculque sont le mépris des dieux, le renoncement à sa patrie,
l'oubli de ses parents, de ses enfants, de ses frères. [Jésus]. »
Tacite, Histoires, V (né en 58 et mort vers 120 ap. J.-C Il avait 6 ans pendant le grand incendie de rome)
Rappel, Jésus dit : "Si quelqu'un vient à moi et ne haïssent pas son
père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs—oui, même sa
propre vie—une telle personne ne peut pas être mon disciple." Luc 14:26
« le fait d'être prêt [à mourir] doit parvenir d'un jugement
propre [comme chez les héros] et non, comme chez les chrétiens, d'une
pure obstination »
Empereur Marc-Aurèle, Pensées, XI,III (IIe siècle)
« Après avoir rencontré les Marcomans, les Quades et les Sarmates, j’ai
découvert une autre race d’hommes, plus agitée et séditieuse que toutes
les autres. »
Empereur Marc-Aurèle (IIième siècle) à popos des judeo-chrétiens, d'après Ammien Marcellin, dans les Res Gestae XXII, 5, 4-5.
« Ne disent-ils pas que ce Dieu, qu'ils ne voient point et qu'ils
ne sauraient montrer, a connaissance de la vie et des actions de tous
les hommes; qu'il entend leur voix, pénètre dans leurs plus secrètes
pensées, se trouve présent à tout? Ils le font fâcheux, inquiet, et
impudent même dans sa grande curiosité; car il assiste à tout ce qu'on
fait, court par tous les lieux, veut tout voir, tout savoir, tout
entendre. Mais le moyen qu'il puisse avoir soin de chaque chose étant
occupé en tout de lieux, ou suffire à tout en s'arrêtant à tout. Non
contents de ces extravagantes opinions, ils menacent le monde et ses
astres d'un embrasement universel. » « vous dites que ce
n'est pas votre volonté qui s'est portée d'elle-même à embrasser votre
secte, mais que Dieu vous y a appelé ; et par ce moyen vous faites un
Dieu injuste qui ne punit pas la volonté, mais le malheur. »
« C’est ainsi, à mon avis, qu'il faut laisser indécises les choses
qui sont incertaines, et ne pas prononcer hardiment sur ce qui
embarrasse tous les sages, ni s'avancer pour résoudre, cependant que
les plus grands personnages délibèrent; car c'est le moyen de détruire
toute sorte de religions, ou d'introduire une superstition et une
servitude insupportable. »
« c'est une chose déplorable, et qui met en colère quand on y
pense, de voir certains ignorants qui n'ont aucune connaissance des
lettres et qui sont tout à fait étrangers dans l'empire des Muses, gens
de basse condition, occupés même à des métiers vils et abjects, décider
hardiment sur ce qu'il y a de plus grand et de plus important dans la
nature, et qui a exercé les philosophes de tous les siècles, sans
qu'ils aient jamais pu se résoudre. En effet, l'esprit de l'homme est
si peu capable de si hautes connaissances, que nous ne connaissons ni
les choses qui sont au-dessus de nous ni celles qui sont à nos pieds;
et c'est une espèce d'impiété de vouloir sonder les secrets de la
Providence, et de s'enquérir trop avant de ce qui est là-haut dans le
ciel et de ce qui est ici-bas dans les entrailles de la terre. Heureux
si, selon cet ancien oracle de la sagesse, nous pouvons nous connaître
nous-mêmes. » « ou la vérité est bien cachée, et les ressorts
de la Providence fort inconnus; ou, ce qui est plus vraisemblable,
c'est que le hasard domine, sans lois et sans
règles. » « souffrirons-nous, dis-je, des hommes d'une
faction infâme et désespérée, qui s'attaquent impunément aux dieux, et
choisissant leurs prosélytes dans la lie da peuple et parmi des femmes
crédules et aisées à tromper par la facilité de leur sexe, les excitent
à une société profane, pour ne point dire une conspiration, qu'ils ne
cimentent point par quelque sainte cérémonie, mais par des sacrilèges,
des assemblées nocturnes, des jeûnes solennels et des festins
horribles, gens qui aiment les ténèbres et qui fuient la lumière, qui
ne parlent point devant le monde et qui murmurent quand ils sont
ensemble, qui fuient les temples comme des sépulcres, méprisent les
dieux, se moquent des choses saintes ; enfin ont pitié des antres,
étant eux-mêmes si misérables. Ils ne tiennent compte ni de nos
dignités, ni de la pompe de nos pontifes, quoiqu'ils aient à peine de
quoi se vêtir; et par une folie étrange et une audace incroyable,
méprisent les tourments présents par l'appréhension de maux incertains,
et ne craignent pas de mourir pour ne point mourir après qu'ils ne
seront plus ; tant la crainte a de pouvoir sur eux, ainsi que les
espérances trompeuses dont ils se flattent. » « les mauvaises
plantes sont les plus fertiles, et que les vices gagnent tous les jours
de plus en plus, cette maudite secte s'augmente aussi tous les jours.
C'est pourquoi il faut travailler de bonne heure à extirper cette
exécrable société »
« Où est ce Dieu qui peut secourir les morts, et qui ne saurait
aider les vivants? Les Romains sans l'assistance de votre Dieu, ne
sont-ils pas les maîtres du monde et de vous-mêmes? Cependant vous êtes
dans les appréhensions et les inquiétudes; vous vous privez des
plaisirs honnêtes et légitimes. On ne vous voit point aux jeux publics
ni aux pompes ; vous ne vous trouvez ni aux festins solennels, ni aux
combats sacrés; vous avez en horreur les viandes auxquelles les prêtres
ont touché, et le vin qu'on a emporté des autels. Ainsi il semble que
vous craignez même les dieux que vous ne croyez point. Vous ne mettes
point de couronnes de fleurs sur vos têtes, et n'usez point de parfums,
vous les réservez pour les morts; vous, ne mettez pas seulement de
guirlandes sur les sépulcres ; on vous voit toujours pales et
tremblants; dignes de miséricorde, même de celle de nos dieux. Enfin,
misérables que vous êtes, non seulement vous ne ressusciterez point,
mais vous ne vivrez même pas. S'il vous reste donc quelque peu de
sagesse et de pudeur, cessez de contempler les deux et de rechercher
les destins du monde ; songez à vous et regardez à vos pieds; c'est
assez, principalement pour des gens sans lettres, rudes et malpolis;
s'il ne vous est pas donné de connaître les choses de la terre, à plus
forte raison vous serait-il refusé de discourir de celles du
ciel. »
Minutius Félix, Octavius (IIIe siècle)
refus des miracles
« Mais tous ces prétendus faits sont des mythes que vos maîtres et
vous avez fabriqués, sans pouvoir seulement donner à vos mensonges une
teinte de crédibilité. On sait du reste qu’il en est plusieurs, parmi
vous, qui, semblables à ceux qui dans l’ivresse vont jusqu’à porter la
main sur eux-mêmes, ont changé et transformé à leur guise le
premier texte de l’Évangile de trois et quatre manières et plus encore,
afin de réfuter les objections qu’on y oppose. »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
"Il est donc évident que quiconque est incapable de déplacer une
montagne conformément à cet ordre, n'est pas digne d'être considéré
comme faisant partie de la famille des fidèles. Ainsi vous êtes
clairement réfuté, car non seulement le reste des chrétiens n'est pas
compté parmi les fidèles, mais même aucun de vos évêques ou prêtres
n'est digne de cette parole." [...] Encore une fois, considérez en
détail cet autre passage, où il dit : « De tels miracles accompagneront
ceux qui auront cru : ils imposeront les mains aux malades, et ils
seront guéris, et s'ils boivent une drogue mortelle, cela ne leur fera
aucun mal. ." Il conviendrait donc que les élus au sacerdoce, et
particulièrement ceux qui prétendent à l'épiscopat ou à la présidence,
fassent usage de cette forme de test. La drogue mortelle devrait être
placée devant eux afin que l'homme qui n'a subi aucun mal en la buvant
puisse avoir la priorité sur les autres. Et s'ils ne sont pas assez
audacieux pour accepter ce genre de test, ils doivent avouer qu'ils ne
croient pas aux choses que Jésus a dites."
Porphyre de Tyr, Contra Christianos (IIIe siècle)
« Vivant, il n’avait rien pu pour lui-même, mort —dites-vous— il
ressuscita et montra les marques de son supplice et les trous de ses
mains. Mais qui a vu tout cela ? Une femme hystérique, à ce que vous
dites, et quelque autre peut-être de la même troupe ensorcelée » « Si
Jésus voulait faire éclater réellement sa vertu divine, il fallait
qu’il se montrât à ses ennemis, au juge qui l’avait condamné et à tout
le monde en général » « Son supplice a eu tout le monde pour témoin, sa
résurrection n’en a eu qu’un seul ; il fallait que ce fût le contraire
» « Quel messager vit-on jamais se dissimuler au lieu d’exposer l’objet
de sa mission » « quand il s’agit de Dieu ou du fils de Dieu, ce n’est
pas sur de tels indices, sur d’équivoques exégèses et de si chétifs
témoignages qu’on peut se fonder. Comme le soleil en éclairant toutes
choses de sa lumière se révèle lui-même le premier, ainsi devrait-il en
être du fils de Dieu » « Y a-t-il un corps qui, après avoir subi
la mort, puisse revenir à son premier état, et une fois dissout, se
rétablir dans sa condition première? N’ayant rien à répondre, ils ont
recours à la plus absurde des défenses: ils disent que tout est
possible à Dieu. Mais Dieu ne peut rien faire de honteux ni rien
vouloir de contraire à la nature »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
"vous me direz que c'est possible avec Dieu, mais ce n'est pas vrai.
Car tout n'est pas possible avec Lui ; Il ne peut tout simplement pas
faire en sorte qu'Homère ne soit pas devenu poète ou que Troie ne soit
pas prise. Il ne peut pas non plus faire que deux plus deux ne font pas
le nombre quatre"
Porphyre de Tyr, Contra Christianos (IIIe siècle)
"Le gardien de ce lieu était un Juif chagrin, espèce d'animal qui ne se
nourrit pas comme l'homme. Il se plaint que nous tourmentons ses
arbustes, que nous agitons ses roseaux; à l'entendre, nous lui avons
porté un grand dommage en touchant à l'eau de son étang. Nous lui
répondons par toutes les injures dues à cette race dégradée, qui mutile
sans pudeur les parties génitales ; à cette race, source de toute
folie, qui aime à célébrer sa fête si froide du sabbat, mais dont le
cœur est plus froid encore que ces superstitions. Le septième jour est
condamné chez eux à une honteuse oisiveté: cette inaction est un
symbole de la fatigue de leur dieu. Quant aux autres extravagances de
cette race d'imposteurs et d'esclaves, je crois que parmi les enfants
mêmes il y en a beaucoup qui refuseraient d'y ajouter foi. Et plût aux
dieux que jamais la Judée n'eût été soumise par les armes de Pompée et
de Titus ! C'est un ulcère mal guéri qui porte plus loin ses ravages :
la nation vaincue pèse sur les vainqueurs."
Claudius Rutilius Namatianus, De Reditu suo (sur son retour) (Ve siècle)
Jésus est mauvais
" Ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois."
Lucien de Samosate, sur la mort de Peregrinus, 13 (IIe siècle)
Note: Justin répond à l'accusation en disant que Jésus "n'est pas un sophiste" (Apologie, 14 )
« Faut-il parler de son caractère irritable, si prompt aux imprécations
et aux menaces? de ses «Malheur à vous!» «Je vous annonce…» En usant de
tels moyens, il avoue bien qu’il est impuissant à persuader; et ces
moyens ne conviennent guère à un Dieu, pas même à un homme de sens »
"Ta naissance, tes actions et ta vie sont non d’un Dieu, mais d’un
homme haï de Dieu et d’un misérable sorcier » « Il n’a pas été autre chose qu’un imposteur, un menteur et un impie » « un charlatan » « un pervers » Un « détestable imposteur »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
"Bel enseignement que le sien, qui aboutit au désordre social et à des
renoncements absurdes (le communisme chrétien: "quiconque d'entre vous
ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple" Luc
14-33). Et c'est ce Jésus que vous nous présentez comme le maître de
toute vérité ?" "Si toute cette histoire était autre chose qu'une pure
invention, elle décèlerait chez le Christ une véritable méchanceté". Jésus est "indigne d'un Fils de Dieu, ou simplement d'un homme sage qui méprise la mort »
Porphyre de Tyr, Contra Christianos, Frg 49, 62 et 56 (cité dans: la réaction païenne. Pierre de Labriolle) (IIIe siècle)
« durant sa vie il n'a rien fait qui vaille d'être entendu, à moins que
quelqu'un ne pense que guérir les hommes pervers et aveugles et
exorciser ceux qui étaient possédés par des démons maléfiques dans les
villages de Bethsaïda et de Béthanie peuvent être classés comme une
grande réussite. »
Empereur Julien, contre les galiléens (IVe siècle)
le Communisme chrétien
« Ils méprisent également tous les biens et les mettent en commun,
sur la foi complète qu'ils ont en ses paroles. En sorte que s'il vient
à se présenter parmi eux un imposteur, un fourbe adroit, il n'a pas de
peine à s'enrichir fort vite, en riant sous cape de leur
simplicité. »
Lucien de Samosate, sur la mort de Peregrinus, 13 (IIe siècle)
"[les chrétiens] les persuadèrent de distribuer aux pauvres tous les
biens. la substance et la possession qu'ils possédaient, et, entrant
eux-mêmes dans un état de besoin, pour se rassembler en mendiant,
passant d'une position de liberté à une demande inconvenante, et de la
prospérité à un caractère pitoyable"
Porphyre de Tyr, Contra Christianos, fragments (IIIe siècle)
"les moines s’emparèrent de la grande église. Ce sont des hommes qui
renoncent au mariage, qui remplissent les villes et les campagnes de
communautés nombreuses, qui ne portent point les armes et qui ne
rendent aucun service à l’état. S’étant toujours multipliés depuis leur
premier établissement, ils ont acquis de grandes terres, sous prétexte
de nourrir les pauvres, et ont en effet réduit tout le monde à la
pauvreté."
Zosime, Histoire nouvelle, V (Ve siècle)
l'Eglise : une arnaque pour s'enrichir
[Objection basée sur le traitement réservé par Saint Pierre à Ananias
et Saphira (Actes v. 1-11)]. "Ce Pierre est également reconnu coupable
d'avoir mal agi dans d'autres cas. Car dans le cas d'un certain homme
appelé Ananias et de sa femme Saphira, parce qu'ils n'avaient pas
déposé la totalité du prix de leur terre, mais en avaient gardé un peu
pour leur propre usage, Pierre les fit mourir, bien qu'ils n'aient rien
fait. Comment auraient-ils mal fait, s'ils ne voulaient pas faire
présent de tout ce qui leur appartenait ? Mais même s'il considérait
leur acte comme un acte répréhensible, il aurait dû se souvenir des
commandements de Jésus, qui lui avait appris à endurer jusqu'à quatre
cent quatre-vingt-dix péchés contre lui ; il en aurait au moins
pardonné un, si toutefois ce qui s'était produit pouvait réellement
être qualifié de péché d'une manière ou d'une autre"
Macarius Magnes, Apocriticus, CHAPITRE XXI (Ve siècle)
« Donnez-moi la place d’évêque de Rome, et je me fais chrétien. »
le consul païen Vettius Agorius Praetextatus (IVe siècle) parlant ironiquement de l'enrichissement de l'église
Note: "Le métier lucratif et honteux que les ecclésiastiques exerçaient
pour dépouiller les héritiers naturels, enflamma l’indignation, même
d’un siècle superstitieux." Gibbon, Hist., XXV.
"regrettant de ne plus pouvoir rendre la justice, écrire des
testaments, s'approprier les héritages des autres, tirer tout à eux"
Empereur Julien, lettre aux habitants de Bostra (IVe siècle)
Note:
"On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été
profitable à nous et à nos proches." Le Pape Leon X au cardinal Pietro
Bembo. Leon X aurait aussi dit "Arrêtez-vous avec ces bêtises sur le
Christ." La citation est souvent attribué à Jean-François Pic de la
Mirandole mais sans référence bibliographique précise, donc il y a
probablement eu amalgame ultérieur avec les autres propos de Mirandole
parlant d'un pape qui ne croyait pas en dieu (Borgia ?). La source
véritable de l'anecdote serait plutôt Melanchthon, qui la tenait
possiblement de Georgius Sabianus. Erasme, protégé de Leon X, parle lui
aussi de "fabula est Christus" et de "totius Christi fabulae".
une perversion de la morale
« les prétendus philosophes (païens) objectent que ce que nous disons du
châtiment des méchants dans le feu éternel ne sont que des mots et des
épouvantails, et que nous voulons amener les hommes à la vertu par la
crainte, et non par l'amour du beau »
Saint-Justin de Naplouse, Apologie II, IX (IIe siècle)
«
[chez nous, gréco-romains], les magistrats consciencieux ne tolèrent
que les accusés se répandent en lamentation de peur d’être entrainés de
sacrifier la pitié à la justice. »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
les chrétiens n'ont rien inventé, mais tout corrompu
"Ce qu’il vous a débité avec arrogance de la résurrection, du jugement,
des récompenses et des peines réservées aux méchants; ce sont de
vieilles histoires qui courent nos livres et sont depuis longtemps
surannées"
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
« Les préceptes de leur morale, dans ce qu’ils ont de meilleur, les
philosophes les ont enseignés avant eux. » «Tout cela a été bien
mieux dit par les Grecs, et, sans cette enflure et ce ton prophétique »
« Voici maintenant un de leurs préceptes: c’est de ne pas repousser les
outrages. « Si, dit-il, on vous frappe sur une joue, présentez encore
l’autre.» C’est là une vieille maxime déjà dite et bien mieux dite
avant eux : la grossièreté de la formule seule leur appartient. »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
"[les païens] s’imaginent que la vérité, qui est la nôtre, n’est pas la
vérité, mais une imitation, forgée par quelque superstition pour leur
faire concurrence. ‘Car il est impossible, affirment-ils, de tenir pour
vraie une invention qui vient après coup.’"
Quaestio 124, Adversus Paganos (Ve siècle)
"Et cependant ces gens-là [les chrétiens] sont religieux à leur
manière, puisque le dieu qu'ils adorent est I'Être réellement tout
puissant et tout bon qui gouverne le monde visible, et que nous adorons
nous-mêmes, je le sais, sous d'autres noms. Ils me semblent donc agir
comme il faut, en ne manquant point à leurs lois; seulement ils pèchent
en ceci, que, au mépris des autres dieux, ils en servent exclusivement
un seul, dont ils nous croient privés, nous autres païens, enflés
qu'ils sont d'un orgueil barbare poussé jusqu'à la folie. »
Empereur Julien, lettre à Théodore (IVe siècle)
une Religion pour Criminels en manque de repentance
« Dans les autres mystères, quand il s’agit des initiations, on entend
proclamer solennellement: «Approchez, vous seulement qui avez les mains
pures et la langue prudente.» Et encore: «Venez, vous qui êtes nets de
tout crime, vous, dont la conscience n’est chargée d’aucun remords,
vous qui avez bien et justement vécu.» C’est ainsi que s’expriment ceux
qui convoquent aux cérémonies lustrales.
Écoutons maintenant quelle espèce de gens ceux-ci invitent à leurs
mystères: «Quiconque est pécheur, quiconque est sans intelligence,
quiconque est faible d’esprit, en un mot, quiconque est misérable,
qu’il approche, le royaume de Dieu est pour lui.» Or, en disant le
pécheur, n’entendez-vous pas l’injuste, le brigand, le briseur de
portes, l’empoisonneur, le sacrilège, le violateur de tombeaux ? Quels
autres appellerait un chef de voleurs pour former sa troupe ? C’est
donc que Dieu a été envoyé pour les pécheurs. Pourquoi n’a-t-il pas été
envoyé pour ceux qui ne pèchent point? Quel mal y a-t-il à être exempt
de péché ? L’injuste [disent-ils] s’il s’abaisse dans le sentiment de
sa misère, Dieu le recevra ; mais si le juste, fort de sa conscience,
lève les yeux vers lui, sera-t-il rejeté ? » « Pour gagner des méchants il les dupent de folles espérances » «
Pourquoi donc cette préférence accordée aux pécheurs? [Pourquoi
sont-ils particulièrement désignés au choix de Dieu, mis hors de pair
et avant les autres? Pourquoi cette prérogative pour les moins dignes?
N’est-ce pas outrager Dieu et la vérité que de faire ainsi acception de
personnes et de quelles personnes ? »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
[a propos de Constantin] « Sa conscience fut sans doute fort
tourmentée par le remords de ces crimes si bien qu’il demanda aux
pontifes le moyen de tes expier Ceux-ci lui ayant répondu qu’il n’y
avait point de moyen d’expier des meurtres et des parjures si atroces,
un Egyptien, qui d’Espagne était allé à Rome, et avait trouvé accès
auprès des dames de la cour l’assura qu’il n’y avait point de crime qui
ne pût être expié par les sacrements de la religion chrétienne.
Constantin reçut cette assurance avec joie, embrassa cette nouvelle
impiété, renonça à la religion de ses pères, et tint pour suspectes les
prédictions des devins. »
Zosime, Histoire Nouvelle, II (Ve siècle)
« Car nous sommes surpris et vraiment perplexes dans l'esprit de
telles choses, si un homme, une fois lavé de tant de souillures, se
montre pur ; si en essuyant les taches de tant de faiblesse dans sa
vie, la fornication, l'adultère, l'ivresse, le vol, le vice contre
nature, l'empoisonnement et d'innombrables choses viles et dégoûtantes,
simplement en se faisant baptiser et en invoquant le nom du Christ, il
est tout à fait facilement libéré d'eux, et se débarrasse de toute sa
culpabilité, tout comme un serpent se débarrasse de sa vieille mue. Qui
est-ce qui, sur la base de ceux-ci, ne s'aventurerait pas dans de
mauvaises actions, certaines mentionnables et d'autres non, et ferait
des choses qui ne doivent pas être prononcées en paroles ni endurées en
actes, sachant qu'il recevra la rémission de tant d'actions criminelles
seulement en croyant et en se faisant baptiser, et dans l'espoir qu'il
recevra après cela le pardon de Celui qui va juger les vivants et les
morts ? »
Porphyre de Tyr, Contra Christianos, fragments (IIIe siècle)
« Valait-il la peine d'être infidèle à ces augustes cérémonies
traditionnelles pour instituer votre vague d'eau , ce «
baptême qui ne guérit ni la lèpre , ni les dartres , ni les boutons, ni
les verrues , ni la goutte , ni la dysenterie , ni
l'hydropisie, ni les panaris, ni aucune infirmité du corps, petite ou
grande ; mais qui guérit les adultères , les vols, en un mot tous les
péchés de l'àme ! »
Empereur Julien, contre les galiléens (IVe siècle)
"Je me détourne avec douleur de ces rochers qui me rappellent un
malheur trop récent ; c'est là qu'un infortuné est venu se séparer de
la société pour s'ensevelir tout vivant. C'était un de mes amis, jeune,
d'une noble famille ; sa fortune, l'union qu'il avait contractée,
répondaient à sa naissance : poussé par les furies, il abandonna les
dieux et les hommes, et la superstition lui fait aimer l'exil dans une
honteuse retraite. Le malheureux : il se figure que les souillures du
corps sont agréables au ciel ; et il se soumet à des tortures que ne
lui infligeraient point les dieux offensés. Oui, je le demande, cette
secte n'est-elle pas plus funeste que les poisons de Circé ? Ils
n'avaient d'action que sur le corps, tandis qu'elle métamorphose les
âmes." "Toute l’île est remplie ou plutôt souillée par des hommes
qui fuient la clarté du jour. Ils prennent le nom de moines ou de
solitaires, parce qu’ils vivent seuls et ne veulent point de témoins de
leurs actions. Ils rejettent les richesses dans la crainte de les
perdre, et pour éviter de devenir malheureux, ils se livrent
volontairement à la misère. Quel comble d’extravagance et d’absurdité,
de craindre les maux de cette vie sans savoir en goûter les jouissances
! Ou cette humeur mélancolique est l’effet d’une maladie, ou les
remords de leurs crimes obligent ces malheureux à exercer sur eux-mêmes
les châtiments que la main de la justice inflige aux esclaves fugitifs"
Claudius Rutilius Namatianus, De Reditu suo (sur son retour) (Ve siècle)
Persécutions du Paganisme
"plusieurs
d'entre eux ont été bannis, persécutés, emprisonnés; et l'on a même
égorgé des foules entières de ceux qu'on appelle hérétiques; à ce point
qu'à Samosate, à Cyzique, en Paphlagonie, en Bithynie, en Galatie et
dans beaucoup d'autres contrées, des bourgades entières ont été
ravagées et détruites de fond en comble." " ils en viennent à un tel
excès de fureur et de démence, que faute de pouvoir tyranniser personne
et d'exécuter leurs desseins non seulement contre leurs
coreligionnaires, mais aussi contre nous qui sommes fidèles aux dieux"
Empereur Julien, lettre aux habitants de Bostra (IVe siècle)
Destructions et Meurtres: " Comme les Juifs, vous [les chrétiens]
détruisez les temples et les autels. Vous avez égorgé non seulement
ceux d'entre nous qui restons fidèles aux valeurs ancestrales, mais
parmi les hérétiques égarés tout autant que vous, ceux qui ne se
lamentent pas sur le cadavre [Jésus] de la même façon que vous"
Empereur Julien, Contre les Galiléens, Fr48 = Cyrille 206a. Voir aussi les lettres aux citoyens de Bostra, à Ecdicius (IVe siècle)
« les
infidèles ministres qui desservaient et gardaient le temple [d'Apollon
à Daphné] par manière d'acquit, l'ont sacrifié à la vengeance de ceux
que l'injure faite au cadavre [Jésus], avait mis au désespoir »
Empereur Julien (dénonce les chrétiens ayant attaqués le temple d'Apollon à Daphné après ses mesures antichrétiennes) (IVe siècle)
"L’odieux misérable (Anathase) ! sous mon règne le baptème de plusieurs
femmes grecque de rang le plus élevé a été l’effet de ses persécutions"
Empereur Julien à Ecdicius, prefet d'Egypte (IVe siècle) (traduction par Gibbon de: Τον μιαρον, ος ετολμησεν Ελληνιδας, επ’ εμου, γυναικας των επισημων βαπτισται διωκεσθαι)
" Presque tous les philosophes païens furent exterminés vers
l'époque dont nous venons de parler " (sous Valentinien 364-375)
Sozomène, VI, 35
"On faisait la guerre aux temples, dans les villes et à la campagne. Il
y avait du danger à croire qu’il y a des dieux et à lever les yeux au
ciel pour les adorer."
Zosime, Hist, IV (Ve siècle)
Voir aussi le code théodosien 16.X.10/11. Ne pas regarder les astres. Mamertinus, XI, 23
« Les soldats,
rassemblant toutes leurs colères contre des pierres et contre l'oeuvre
de ceux qui les avaient taillées, se ruèrent bravement sur ces objets
inertes ; eux, qui eussent été in-capables de soutenir le fracas d'une
bataille, dévastèrent le Sarapéum, firent la guerre aux offrandes, et
remportèrent une victoire sans combat, sur des ennemis absents. Dans
leur lutte contre les statues et les sanctuaires, ils poussèrent
l'héroïsme jusqu'à ne point se contenter de les vaincre, ils les
volèrent ; et, pour cela, ils firent une convention militaire, afin de
mettre à l'abri celui qui aurait dérobé quelque chose. Il n'y eut que
les fondements du Sarapéum qu'ils n'emportèrent point, à cause de la
masse énorme des pierres, qu'il n'était pas facile de remuer. Mais,
après avoir tout bouleversé et tout saccagé, ces foudres de guerre,
montrant leurs mains, pures il est vrai de sang, mais souillées de
rapines, se proclamèrent les vainqueurs des Dieux, et se firent gloire
de leurs sacrilèges et de leur impiété.
Ensuite, ils
introduisirent dans les lieux sacrés de ces gens appelés moines qui,
tout en ayant la forme humaine, menaient la vie, des animaux et se
livraient ouvertement à toutes sortes d'excès que je n'oserais
rapporter. Mais, en revanche, ils regardaient comme un acte de piété de
profaner les choses divines.
A cette époque, du reste,
tout homme affublé d'une robe noire, et qui ne craignait pas d'affecter
en public un maintien peu décent, avait permission d'exercer une
autorité tyrannique. C'est à ce haut point de vertu que l'humanité en
était arrivée. Mais j'ai déjà parlé de ces gens-là dans mon Histoire
générale. [..] "un
certain Festus (proconsul chrétien), esprit sanguinaire et digne d'un
boucher [...] dès qu'il fut arrivé, exécuta la besogne qu'on lui
commandait et y ajouta même du sien, lâchant la bride à ses instincts
de bête fauve et à la rage de son âme. [...] Après avoir égorgé un
nombre considérable de coupables et d'innocents, il couronna tant de
meurtres par celui du grand Maxime. [...] (il rentre dans un temple)
bien qu'il n'eût guère l'habitude d'honorer les Dieux, puisque c'était
pour les punir de leur piété (païenne) qu'il avait mis à mort toutes
ses victimes."
Eunape, vie de philosophes et de sophistes (IVe siècle)
Note: En 438, l'Empereur
chrétien Théodose II déplorait que de nombreuses personnes résistent
encore au baptême : « Les mille terreurs des lois promulguées, la
menace de l’exil ne les retiennent pas. ... Mais ils pèchent aussitôt
par une folie si audacieuse » Novella Theodosiani 3.8 de 438
" les prêtre (païens) doivent toujours se taire sous peine de mort"
Libanius, Oraison 30 : Pour les temples (Pro templis) (IVe siècle)
Note sur la censure: "Au moment où je publiais les trois premiers, et quand ils
étaient déjà entre les mains de tout le monde, j’appris qu’on y
préparait une réponse, et depuis j’ai été informé qu’elle était prête,
mais qu’on attendait l’occasion de pouvoir la faire paraître sans
danger."[..] Si donc il y a quelqu’un de nos adversaires qui s’estime
heureux d’avoir la liberté de médire, nous pouvons l’assurer qu’il sera
plus heureux d’en être privé". Augustin, cité de dieu, V, 26
"Justinien ne considérait pas cela comme un meurtre si les victimes ne partageaient pas ses propres croyances"
Procope de césaré, Histoire secrète, 13.7 (VIe siècle)
« Bien que nombreux soient ceux qui ont été soumis à l’erreur [c.a.d. fait chrétiens] par la torture,
nos ancêtres, grâce à la main de dieu [Aziz] ont enduré et parlé
vaillamment, et cette cité bénie n’a jamais été souillée par l’erreur
de Nazareth. Et nous avons reçu, et nous transmettrons, l’héritage du
paganisme, qui est tenu en grand honneur dans ce monde. Heureux qui
supporte le fardeau et dont l’espoir reste ferme pour l’amour du
paganisme. Qui a fait le monde pour qu’il soit habité, et l’a recouvert
de cités, si ce n’est les hommes bons et les rois du paganisme ? Qui a
construit les ports et protégé les fleuves ? Qui a révélé les sciences
cachées ? Sur qui s’est posée la divinité qui dispense les prédictions
et enseigne la connaissance des événements futurs si ce n’est les sages
païens ? Ce sont eux qui ont indiqué toutes ces choses et ont révélé la
guérison des âmes, et ont fait briller leur rédemption, et ce sont eux
aussi qui ont révélé les médecines du corps. Et ils ont rempli le monde
avec les bons modes de vie et avec la sagesse qui est la première des
vertus. Sans ces fruits du paganisme, le monde serait un lieu vide et
pauvre, enveloppé de misère et d’indigence. »
Thābit ibn Qurra
(IXe siècle) cité par Bar Hebraeus (Chronicon Syriacum 168-169, cité dans Ramsay
Macmullen. Christianisme et paganisme)
Les
accusations de trahison : les chrétiens ont livré la Grèce et Rome aux
barbares (le sac de rome de 410 et de la Grèce en 395)
"les portes de la Grèce furent livrées par ces hommes vêtus de robes sombres [les moines]"
Eunape, Vie de philosophes et de sophistes
(IVe siècle)
Note 1: le païen "Eunape (in vit. Philosoph.) donne à entendre qu’une
troupe de moines trahit la Grèce et suivit l’armée des Goths (en 395)"
Gibbon, chap XXX). Augustin confirme que les Goths ont été excités
par les prêtres contre le paganisme: "[les barbares wisigoths d'Alaric]
se sont montrés ennemis si acharnés des démons et de tout ce culte où
Radagaise mettait sa confiance, qu’ils semblaient avoir déclaré aux
idoles une guerre plus terrible qu’aux hommes." Augustin, cité de dieu. L'empereur Honorius fut accusé d'avoir appelé lui-même les barbares pour
"réprimander ses propres sujets" (Procope de Césarée, Histoire de
la Guerre des Vandales, I, II). La chrétienne Anicia Faltonia Proba sera accusée d'avoir ouvert les
portes aux barbares (également selon Procope). "[la chrétienne] Serena fut accusée de vouloir livrer la ville aux
barbares", c'était la nièce de Théodose et elle fut exécutée pour
collusion avec Alaric sur ordre du sénat peu avant le sac de Rome une chrétienne fanatique accusée d'avoir prophanée le
temple des vestales (Zosime). "pour Paul Orose, [l'explication du
sac de Rome est que] Dieu a décidé de chantier cette tempête de
blasphèmes qui éclata à Rome durant l'été 408" . [Paul Orose écrit "que
l'incrédulité et la désobéissance sera laissée comme excrément et comme
paille pour être détruit et brûlé"].
Note 2: "les conseillers chrétiens du prince n'oubliaient pas l'horreur
des blasphèmes commis à Rome en 406" "si les troupes restantes ne sont
pas employées pour sauver Rome peut-être aurons nous droit de parler de
trahison" "les chrétiens intégristes de la cours
impériale qui ont participé à la chuté Stilicon] Olympius, Serena sont
directement responsables de la chute de Rome" "Nous soupçonnons, sans
posséder la preuve, que le sac de 410 a été voulu et préparé par les
fanatiques chrétiens qui se dissimulaient dans l'ombre d'Honorius.".
André Piganiol, le mémorial des Siècles, le sac de Rome, 1964. p99, p123, p200.
l'inversion des valeurs
« [Voici de leurs maximes]: "La sagesse de cette vie est un mal,
et la folie un bien" [..] "Loin d’ici ceux qui ont quelque culture,
quelque sagesse ou quelque jugement; ce sont mauvaises qualités, à nos
yeux : mais que les ignorants, les esprits bornés et incultes, les
simples, viennent hardiment." En reconnaissant que de tels hommes sont
dignes de leur dieu, ils montrent bien qu’ils ne veulent et ne savent
gagner que les niais, les âmes viles et sans intelligence, des
esclaves, de pauvres femmes et des enfants. Quel mal y a-t-il donc à
avoir l’esprit cultivé, à aimer les belles connaissances, à être sage
et à passer pour tel? Est-ce que cela est un obstacle à la connaissance
de Dieu! N’est-ce pas plutôt une aide et un secours pour atteindre la
vérité ? » « si vous ne pouvez atteindre à ces hauteurs, tenez-vous donc cois et
muets, et cachez votre ignorance, et ne dites pas que ce sont ceux qui
voient clair qui sont aveugles, ni ceux qui courent qui sont boiteux»
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
une supersition maléfique/satanique
“au dire de Posidonius, les gens du pays [la judée], qui sont tous plus ou moins sorciers”
Strabon, livre162 (Ier siècle BCE)
Chez les auteurs païens, Pline l'Ancien cite Moïse, Jannès et Jotape
(ou Rotape) parmi les « magiciens juifs » (Hist. nat., 31, 11); Apulée
mentionne Moïse et Jannès parmi les grands magiciens ayant existé
(Apol., 90);
"les Juifs adorent les anges et cultivent la magie dont Moïse a été parmi eux le premier instituteur"
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
« superstitionis novae ac maleficae (malfaisante) »
Suétone (IIe siècle)
« [Les chrétiens sont des] gens qui aiment les ténèbres et qui fuient la lumière"
Minutius Félix, Octavius (IIIe siècle)
« [Les chrétiens ressemblent aux] dévots d’Hécate ou d’autre divinité sembable ».
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
Note: Hécate: déesse de la Lune mais aussi des carrefours, lieux
particulièrement voués à la pratique de rites magiques, sous forme
d'une statue à trois têtes. Selon Pausanias, les chattes noires étaient
sacrifiées à Hécate sous sa forme de « déesse des bords des chemins ».
Hécate aussi dentifiée à Perséphone, devient la divinité des Enfers et
des morts. Elle rôde dans les cimetières, précédée par les hurlements
des chiens. Dans la Pistis Sophia (chap. 140), les gnostiques chrétiens
font d’Hécate l’un des cinq maîtres qui commandent aux 360 démons du
Milieu.
« Vous remarquez donc combien ancienne était parmi les Juifs cette
œuvre de sorcellerie, à savoir, dormir parmi les tombeaux pour avoir
des visions en songe » « Vous [les chrétiens] remplissez tous
les lieux de tombeaux »
Empereur Julien, contre les Galiléens (IVe siècle)
"Le christianisme n’est qu’une fourberie purement humaine, et
malicieusement inventée, qui, n’ayant rien de divin, est pourtant venue
à bout de séduire les esprits faibles, et d’abuser de l’affection que
les hommes ont pour les fables, en donnant une couleur de vérité et de
persuasion à des fictions prodigieuses"
Empereur Julien, Contre les galiléens (IVe siècle)
« en vous suivant,
[ils] ont sombré à de tels abîmes de ruine qu'ils ont abandonné les
dieux toujours vivants et sont passés au cadavre du Juif. » « On doit regarder Jean comme le premier auteur du mal, et la source
des nouvelles erreurs que vous avez établies, en ajoutant au culte du
Juif mort que vous adorez, celui de plusieurs autres. Qui peut assez
s’élever contre un pareil excès ! Vous remplissez tous les lieux de
tombeaux, quoiqu’il ne soit dit dans aucun endroit de vos Écritures,
que vous deviez fréquenter et honorer les sépulcres. » « pourquoi
courez-vous avec tant d’ardeur aux tombeaux ? »
Empereur Julien (qui les accuse d’adorer un cadavre / des corps morts) (IVe siècle)
"Ces moines
furent donc établis à Canope et là, ils substituèrent à des divinités
accessibles à l'intelligence un culte d'esclaves, et encore d'esclaves
méprisables, auquel ils soumirent les hommes. Recueillant, en effet,
les ossements et les têtes des misérables que leurs nombreux crimes
avaient fait condamner par la justice de la cité, ils les présentaient
comme des dieux, se roulaient convulsivement sur ces restes immondes,
et s'imaginaient que le contact impur de ces sépulcres les rendaient
meilleurs. On les appelait martyrs, diacres, arbitres des prières
auprès de la Divinité, quand ils n'avaient été que des esclaves
infidèles, sans cesse roués de cous de fouet, et portant sur leur corps
les marques infamantes que leur avait values leur perversité. Et la
terre souffre de pareils Dieux !
»
Eunape, Vie de philosophes et de sophistes (IVe siècle)
les sacrifices humains à Moloch et le cannibalisme
« Les Juifs qui habitent en Syrie immolent encore aujourd'hui, dit
Théophraste dans son Traité de l'Abstinence, de la même manière que
cela a été pratiqué dès le principe. Si on nous enjoignait de nous
conformer à leur rite, nous renoncerions à l’usage des sacrifices ; car
sans se nourrir des viandes immolées, ils passent la nuit entière à les
consumer complètement, en faisant d’abondantes libations de miel et de
vin sur les victimes, ayant soin de les réduire en cendres au plus
vite, pour que l'astre qui voit tout, ne découvre rien de cette
férocité. Les jours qui précèdent et suivent cet acte religieux, sont
consacrés par le jeûne et pendant tout ce temps ce peuple éminemment
philosophe n'a pas d'autre entretien que sur le dieu. Pendant la nuit
ils observent les astres, et à force de les étudier ils entendent des
voix divines. Ce sont eux qui, les premiers, forcés par la nécessité et
non pour satisfaire leurs passions, se sont immolés eux-mêmes avant
d'immoler d'autres animaux »
Théophraste, On Piety, fr. 2 [
Porphyry, De Abst. II.26 = fr. 1c Fortenbaugh] (IIIe siècle BCE)
" C'est une chose avérée chez les théologiens, que l'on offrait des
sacrifices ensanglantés, non aux dieux mais aux démons ; et ceux qui
les offraient connaissaient la nature de ces puissances. Il y a des
génies malfaisants » « Leur ambition est de passer pour
dieux ; et leur chef voudrait qu'on le crût le grand dieu. Ils
prennent plaisir aux sacrifices ensanglantés :ce qu'il y a en eux
de corporel s'en engraisse ; car ils vivent de vapeurs et
d'exhalaisons, et se fortifient par les fumées du sang et des
chairs »
Porphyre de Tyr, Traité sur l'abstinence des animaux, II (IIIe siècle)
"réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de
nouveau“ (histoire d’une repression avant Neron, effacée de
l’histoire chrétienne). "Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d'autres
coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe
d'hommes détestés pour leurs abominations"
Tacite, Annales, 15, 44 (IIe siècle)
Note: Accusation de rituel d’infanticide……et de cannibalisme :
FLAVIUS JOSÈPHE, Guerre des juifs, LIVRE 6
Pline le jeune, lettre à Trajan sur les Chrétiens.
Justin de Naplouse, Dial. cum Tryph., 10
Athénagore, Leg., 3
lettre des Églises de Vienne et de Lyon, dans Eus., H. E., V, 1
Tatien le syrien, Discours contre les Grecs
Minutius Félix, 8, 9, 28, 30, 31
Théophile, Ad Autol., III, 4-5
Tertullien, Apol., 2 ; Ad uxorem, II, 4. Cf. Juvénal, xv, 11-13
« [Celse]
il déclame ensuite contre l'histoire de Moïse, sans vouloir souffrir
qu'on l'explique allégoriquement, ni qu'on y cherche un autre sens que
le littéral »
Origène, contre Celse (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής, IIe siècle)
Note: "Moïse dit : Il n'est
pas convenable de faire ainsi ; car nous offririons à l'Éternel, notre
Dieu, des sacrifices qui sont une abomination pour les Égyptiens" Exode 8:25. Réponse
de Pharaon à Moïse: (Traductions possibles de Exode 10:10): Voyez comme
vos intentions sont mauvaises ! Voyez comme vous cherchez le mal ! Qui
doute que vous n’ayez en cela un très-mauvais dessein ? voyez
vous-mêmes que vous avez du mal en vue ! Voyez que vous vous proposez
du mal ! Remarquez que vos intentions sont mauvaises. Ensuite, « Moïse dit : Consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, même en sacrifiant [tuant] votre fils et votre frère, afin qu’il vous accorde aujourd’hui une bénédiction » Exode 32:29
« les Juifs de la Cyrénaïque, égorgèrent les Romains et les Grecs,
mangèrent leur chair, se faisant des ceintures avec leurs boyaux,
léchaient le sang, se couvrirent de leur peau. On vit des forcenés
scier des malheureux de haut en bas par le milieu du corps »
Dion Cassius, Histoire Romaine LXVIII (IIIe siècle)
Note: «
ces juiveries de Cyrène, les plus fanatiques de toutes, se fussent
imaginé, sur la foi de quelque prophète, que le jour de colère contre
les païens était arrivé, et qu’il était temps de préluder aux
exterminations messianiques, tous les juifs se mirent en branle, comme
pris d’un accès démoniaque. C’était moins une révolte qu’un massacre,
avec des détails d’effroyable férocité. Tel fut ce mouvement
déplorable, où les Juifs paraissent avoir eu les premiers torts, et qui
acheva de les perdre dans l’opinion du monde civilisé [..] . Israël se
fait cannibale, plutôt que de tenir ses prophètes pour menteurs. [..]
maintenant il s’agit de tout tuer, d’anéantir les païens, pour qu’il ne
soit pas dit que Dieu a manqué à sa parole envers Jacob. On évalue à
deux cent vingt mille le nombre des Cyrénéens égorgés de la sorte.
C’était presque toute la population ; la province devint un désert.
Pour la repeupler, Adrien fut obligé d’y amener des colons d’ailleurs.
De la Cyrénaïque, l’épidémie des massacres gagna l’Égypte et Chypre.
Chypre vit des atrocités. On évalua le nombre des Chypriotes égorgés à
deux cent quarante mille. Le ressentiment de ces cruautés fut tel, que
les Chypriotes prononcèrent l’exclusion des juifs de leur île à
perpétuité ; même le juif jeté sur les côtes par force majeure était
mis à mort. Ernest Renan, les Evangiles.
“Attribuant au pouvoir des dieux la défaite qu'ils venaient d'essuyer,
les Carthaginois eurent recours aux prières publiques, et croyant
qu'Hercule, dont ils se disaient être une colonie, était
particulièrement irrité, ils envoyèrent à Tyr une immense quantité de
riches offrandes. Descendants de cette ville, les Carthaginois étaient
jadis dans l'usage d'envoyer à ce dieu le dixième de tous leurs
revenus; mais par la suite, devenus riches et opulents, ils
n'envoyèrent presque plus rien, croyant pouvoir se dispenser de la
protection du dieu. Leur désastre ré- 124 cent les ramena au repentir,
et tous se souvinrent du dieu de Tyr. Parmi les offrandes qu'ils
envoyèrent se trouvaient des chapelles d'or tirées de leurs propres
temples, pensant que par ce genre de consécration ils parviendraient
plus facilement à apaiser le courroux de la divinité. Ils se
reprochèrent aussi de s'être aliéné Saturne, parce qu'ils lui avaient
autrefois offert en sacrifice les enfants des plus puissants citoyens,
qu'ils avaient plus tard renoncé à cet usage en achetant des enfants
secrètement et en les élevant pour être immolés à ce dieu. Des
recherches établirent que plusieurs de ces enfants sacrifiés étaient
des enfants supposés. En considérant toutes ces choses et en voyant, de
plus, les ennemis campés sous les murs de leur ville, ils furent saisis
d'une crainte superstitieuse, et ils se reprochèrent d'avoir négligé
les coutumes de leurs pères à l'égard du culte des dieux. Ils
décrétèrent donc une grande solennité dans laquelle devaient être
sacrifiés deux cents enfants, choisis dans les familles les illustres;
quelques citoyens, en butte à des accusations, offrirent volontairement
leurs propres enfants, qui n'étaient pas moins de trois cents. Voici
quelques détails concernant ce sacrifice. Il y avait une statue
d'airain représentant Saturne, les mains étendues et inclinées vers la
terre, de manière que l'enfant, qui y était placé, roulait et allait
tomber dans un gouffre rempli de feu. C'est probablement à cette
coutume qu'Euripide fait allusion lorsqu'il parle des cérémonies du
sacrifice accompli en Tauride; le poète met dans la bouche d'Oreste, la
question suivante : "Quel sera le tombeau qui me recevra lorsque je
mourrai? - Un feu sacré allumé dans un vaste gouffre de la terre. " Il
paraît aussi que l'ancien mythe des Grecs, d'après lequel Saturne
dévora ses propres enfants, trouve son explication dans cette coutume
des Carthaginois.”
Diodore de Sicile, xx, 14. (Ier siècle BCE)
Note:
“We argue here that the range of sources currently available to
researchers beyond the disputed osteology strongly suggests that the
tophet was first and foremost a ritual site or sanctuary and that the
cremated depositions of infants and animals were sacrificial
offerings.” “There are thousands of published Punic inscriptions from
tophet sites (the vast majority from Carthage itself ) and they are all
of a votive and not funerary character. [..] Funerary inscriptions from
Carthage’s necropolis tend to state simply that they are someone’s
tomb. [..] Tophet stelai have a very different formula, specifying that
something has been given, dedicated, done, vowed or offered, usually to
the god Baal Hamon“ Paolo Xella, Josephine Quinn, Valentina
Melchiorri & Peter van Dommelen. Phoenician bones of contention.
ANTIQUITY 87 (2013).
The KNMY inscription (KAI 79 or CIS I 3785) is an inscription in the
Punic language from Carthage that is believed to record a so-called
"molk" child sacrifice: give « my flesh » (ma chair) to
Baal.
“We propose that the aberrant age distribution found in the Tophet,
which reflects selection of a specific age cohort of infants under
three months old, provides unequivocal evidence of infant
sacrifice at the Carthage Tophet.” Patricia Smith, Lawrence E. Stager, Joseph A. Greene & Gal Avishai.
Age estimations attest to infant sacrifice at the Carthage Tophet.
Cemetery or sacrifice? ANTIQUITY 87 (2013)
« De plus, certains conseillaient de reprendre un rite que je ne
saurais croire agréable aux dieux et qu’on avait suspendu depuis des
siècles : le sacrifice à Saturne d’un enfant de famille libre ; ce rite
sacrilège plutôt que sacré (sacrilegium uerius quam sacrum), a été
transmis par ses fondateurs à Carthage où, dit-on, il fut pratiqué
jusqu’à la destruction de la ville ; et si le conseil des anciens qui détenait l’autorité n’y avait fait
obstacle, une superstition funeste (dira superstitio) aurait triomphé
des sentiments d’humanité. »
Quinte-Curce IV, 3, 23 (Ier siècle)
Cette parole de l'Instructeur est très célèbre, qui dit : « Si vous ne
mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'avez pas de vie en
vous-mêmes. En vérité, ce dicton n'est pas simplement bestial et
absurde, mais il est plus absurde que n'importe quelle absurdité, et
plus bestial que n'importe quelle mode d'une bête, qu'un homme doit
goûter la chair humaine et boire le sang des membres de la même tribu
et de sa race, et qu'en faisant cela, il devrait avoir la vie
éternelle. Car, dites-moi, si vous faites cela, quel excès de
sauvagerie introduisez-vous dans la vie ? La rumeur n'enregistre
pas --- je ne dis pas, cette action, mais même la mention de cet acte
d'impiété étrange et nouveau. Les fantômes des Furies n'ont jamais
révélé cela à ceux qui vivaient d'étranges manières, et les Potidasans
ne l'auraient pas accepté s'ils n'avaient été réduits par une faim
sauvage. Une fois le banquet de Thyeste devenu tel, à cause
du chagrin d'une sœur, et le Thrace Tereus se rassasia de cette
nourriture à contrecœur. Harpagus a été trompé par Astyages
lorsqu'il s'est régalé de la chair de ses proches, et c'est contre leur
volonté que tous ceux-ci ont subi une telle souillure. Mais
personne vivant en paix n'a préparé une telle table dans sa vie
; personne n'a appris d'un enseignant une connaissance aussi
immonde. [..]
Que signifie alors ce dicton ? [Même s'il y a une signification
mystique cachée en elle, cela ne pardonne pas la signification
extérieure, qui place les hommes au-dessous des bêtes. Les hommes
ont inventé des contes étranges, mais rien de si pernicieux que
celui-ci, avec lequel tromper les simples.]
Porphyre de Tyr, Contra Christianos, (fr 69, Macaire (macarius), Apocritique III : 15) (IIIe siècle)
l'histoire des judéo-chrétiens : une secte satanique
« Ceux qui disent que Typhon [le Seth-Baal des Hyksos] s'enfuit du combat monté sur
un âne, qu'il courut pendant sept jours, et qu'ayant ainsi échappé à
ses ennemis, il eut dans la suite deux fils nommés Hiérosolymus
(Jérusalem) et Judéus (le peuple Juif), ont évidemment voulu mêler à la
fable égyptienne les événements du peuple juif. Telles sont les
allégories que cette explication renferme. »
PLUTARQUE, TRAITÉ D'ISIS ET D'OSIRIS (Ier siècle)
« Moïse, pour s'assurer à jamais l'empire de cette nation, lui
donna des rites nouveaux et un culte opposé à celui des autres mortels.
Là-bas est profane tout ce qui chez nous est sacré ; en revanche est
permis chez eux ce qui pour nous est abominable » « les
principes de la religion de ces Idéens qu'on nous montre chassés avec
Saturne (le Roi des titans - Ba'al Hammon) et fondant la nation des
Juifs » (Note: le sabbat a été appelé Saturni dies, « le jour de
Saturne », dans un poème de Tibullus.)
Tacite, Histoires, V (IIe siècle)
"L’idée de ce Satan est du reste prise de vieux mythes mal entendus sur
une guerre divine dont parlent les anciennes traditions." [..] "
Phérécyde bien plus ancien qu’Héraclite, représente dans un mythe deux
armées ennemies, dont l’une a pour chef Cronos (Saturne), et l’autre
Ophionée, raconte leurs défis, leurs combats et cette convention que
celui des deux partis qui serait jeté dans l’Océan s’avouerait vaincu,
et que celui qui y aurait précipité l’autre posséderait le ciel pour
prix de sa victoire. Les histoires de la guerre des Titans et des
géants contre les Dieux, et celles que racontent les Égyptiens au sujet
de Typhon, d’Horos et d’Osiris, appartiennent à la même famille de
mythes." "Ces paroles de Zeus à Héra doivent s’entendre comme des
paroles de Dieu à la matière. Elles veulent dire qu’ayant trouvé au
commencement la matière dans le dérèglement, Dieu la fit rentrer dans
l’ordre et l’enchaîna par les liens de l’harmonie, et que, pour punir
les démons qui rôdaient autour d’elle comme pour déranger son œuvre, il
les précipita dans les abîmes d’ici-bas. C’est en donnant ce sens aux
vers d’Homère que Phérécyde a dit: «Au-dessous de cette région est la
région du Tartare. Les Harpies et Thuella (la Tempête), filles de
Borée, sont commises à sa garde, et c’est là que Zeus relègue ceux des
dieux qui l’ont outragé.» Les mêmes idées sont figurées sur le Peplum
d’Athéna, qu’on expose aux yeux des spectateurs dans la procession des
Panathénées. Ce qu’on y voit représenté apprend à tous qu’une divinité
sans mère, et vierge, triomphe de l’audace du fils de la terre"
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens (Celsus, Alêthês Logos Λόγος Ἀληθής) (IIe siècle)
► L'Origine Satanique du Judéo-Christianisme dévoilée par le Fanatisme des premiers Chrétiens
En résumé, pour les païens, Jésus est :
- Un « Sophiste » (Lucien) qui manipule par de faux raisonnements (Justin, Apologie, 14)
- Un « Charlatan », un « Imposteur » (Celse, Porphyre)
- Un « Pervers » (Celse) qui fait le mal de façon détournée, « malicieusement inventée »
(empereur Julien)
-
Un fomenteur de rébellion, un « chef de
voleurs/bridants/zélotes » qui recrute des criminels (Celse,
Sossianus Hierocles, Sources Juives)
- Un « Sorcier » (Celse) / un Sataniste [qui chasse les
démons pour Belzébuth, selon les évangiles & « La veille de la Pâque,
on pendit Yeshu. Un héraut marcha devant lui pendant quarante jours
proclamant : “Il va être lapidé pour sorcellerie et pour avoir égaré
Israël.” » Talmud de Babylone – Sanhédrin 43]
-> Les accusations d’infanticide judéo-chrétien (qui n’étaient pas juste une calomnie)
-> Les accusations de Satanisme Hyksos / juif (Plutarque, Tacite) et Chrétien (Talmud)
Voir d'Ernest Renan:
RÉVOLUTION SOCIALE ET POLITIQUE AMENÉE PAR LE CHRISTIANISME.
► Le Texte de Celse (traduction incomplète, la version de Louis Rougier est meilleure)
► Contre Jésus-Christ
► L'Origine Satanique du Judéo-Christianisme dévoilée par le Fanatisme des premiers Chrétiens
► Celse: le premier Philosophe païen contre les Chrétiens
► La Chute de l'Empire Romain causée par le christianisme ?
► Rome contre la Judée
► De la Destruction du Paganisme Antique à la Renaissance du Panthéisme au XIIe siècle
► l'Inversion des Valeurs par le christianisme
► Nietzsche et Voltaire contre le christianisme
► Marc-Aurèle l'antidote contre le christianisme
► Critique de l'Apport du christianisme à la Civilisation occidentale
► Les Racines Chrétiennes de la Décadence Actuelle de l'Occident
► Page principale du site du philosophe Willeime