Recueil de textes

des dernies païens de l'antiquité
  contre la christianisation de l'Empire Romain







Il faut entendre le cri des derniers païens. On sait très bien ce que les païens pensaient du christianisme et on sait qu'ils ne se sont pas convertis. La très grande majorité des romains ne voulait pas de la secte. Éprouvez l'importance d'entendre leur voix directement à travers les plus de 1500 ans qui nous séparent....


« Il y a une nouvelle race d’hommes nés d’hier, sans patrie ni traditions antiques, ligués contre toutes les institutions religieuses et civiles, poursuivis par la justice, généralement notés d’infamie, mais se faisant gloire de l’exécration commune: ce sont les chrétiens. » « La rusticité des Juifs ignare s'est laissé prendre au prestige de Moïse. Et dans ces derniers temps, les chrétiens ont trouvé parmi les Juifs un nouveau Moïse qui les a séduits mieux encore, qui passe au milieu d’eux pour le fils de Dieu et est l’auteur de cette doctrine. Il a ramassé autour de lui, sans choix, un ramas de gens simples, perdus de mœurs et grossiers, qui sont d’ordinaire la clientèle des charlatans et des imposteurs, de sorte que l’espèce qui s’est donnée à cette doctrine permet déjà d’en apprécier la valeur. » « Ceux qui croient sans examen tout ce qu'on leur débite ressemblent à ces malheureux dont les charlatans font leur proie qui cours derrière les prêtres de Cybèle, de Mithra où d'autres divinités semblables, la tête chavirée de leur extravagance et de leurs fourberies. il en est de même des chrétiens. D’aucun d'entre eux ne veulent ni donner ni écouter les raisons de ce qu'ils ont adopté. Ils disent communément n'examiner point. Croyez seulement votre foi vous sauvera et encore la sagesse de cette vie est un mal et la folie un bien »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens

« Vous ne vous attendez pas sans doute que les Romains délaissent, pour embrasser votre croyance, leurs traditions religieuses et civiles, invoquent votre Dieu le Très-Haut, ou de quelque nom que vous l’appeliez, afin qu’il descende du Ciel et combatte pour eux, en sorte qu’ils n’aient pas besoin d’autre secours. Car ce même Dieu, à vous entendre, avait autrefois promis les mêmes choses et de plus grandes encore à ses fidèles. Or vous voyez quels services il a rendus aux Juifs et à vous. Ceux-là, au lieu de l’empire du monde, n’ont même plus une motte de terre ni un foyer. quant à vous, s’il reste encore quelques chrétiens errants et cachés, on les cherche pour les conduire au supplice  »
« Si vous cherchez à ébranler ce principe [servir dans l'armée], l’empereur vous punira, et il aura raison; car si tous les autres faisaient comme vous, rien n’empêcherait que l’Empereur ne demeurât seul et abandonné, et que le monde ne devînt la proie des barbares les plus sauvages et les plus grossiers. Il n’y aurait bientôt plus trace alors de votre belle religion, et c’en serait fait de la gloire de la vraie sagesse parmi les hommes » « Il n'est pas tolérable de vous entendre dire " Si les empereur qui règne aujourd'hui après s'être laissé persuader par nous couraient à leur perte nous séduirions encore leurs vainqueurs". [...] Sans doute cela ne manquerait pas d’arriver, à moins qu’un pouvoir plus éclairé et plus prévoyant ne vous détruisît tous de fond en comble avant de périr lui-même par vous »
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens

« Dans les autres mystères, quand il s’agit des initiations, on entend proclamer solennellement: «Approchez, vous seulement qui avez les mains pures et la langue prudente.» Et encore: «Venez, vous qui êtes nets de tout crime, vous, dont la conscience n’est chargée d’aucun remords, vous qui avez bien et justement vécu.» C’est ainsi que s’expriment ceux qui convoquent aux cérémonies lustrales.
Écoutons maintenant quelle espèce de gens ceux-ci invitent à leurs mystères: «Quiconque est pécheur, quiconque est sans intelligence, quiconque est faible d’esprit, en un mot, quiconque est misérable, qu’il approche, le royaume de Dieu est pour lui.» Or, en disant le pécheur, n’entendez-vous pas l’injuste, le brigand, le briseur de portes, l’empoisonneur, le sacrilège, le violateur de tombeaux ? Quels autres appellerait un chef de voleurs pour former sa troupe ? C’est donc que Dieu a été envoyé pour les pécheurs. Pourquoi n’a-t-il pas été envoyé pour ceux qui ne pèchent point? Quel mal y a-t-il à être exempt de péché ? L’injuste [disent-ils] s’il s’abaisse dans le sentiment de sa misère, Dieu le recevra ; mais si le juste, fort de sa conscience, lève les yeux vers lui, sera-t-il rejeté ? »
«  Pour gagner des méchants il les dupent de folles espérances » « Pourquoi donc cette préférence accordée aux pécheurs? [Pourquoi sont-ils particulièrement désignés au choix de Dieu, mis hors de pair et avant les autres? Pourquoi cette prérogative pour les moins dignes? N’est-ce pas outrager Dieu et la vérité que de faire ainsi acception de personnes et de quelles personnes ? »
 « [Voici de leurs maximes]: "La sagesse de cette vie est un mal, et la folie un bien" [..] "Loin d’ici ceux qui ont quelque culture, quelque sagesse ou quelque jugement; ce sont mauvaises qualités, à nos yeux : mais que les ignorants, les esprits bornés et incultes, les simples, viennent hardiment." En reconnaissant que de tels hommes sont dignes de leur dieu, ils montrent bien qu’ils ne veulent et ne savent gagner que les niais, les âmes viles et sans intelligence, des esclaves, de pauvres femmes et des enfants. Quel mal y a-t-il donc à avoir l’esprit cultivé, à aimer les belles connaissances, à être sage et à passer pour tel? Est-ce que cela est un obstacle à la connaissance de Dieu! N’est-ce pas plutôt une aide et un secours pour atteindre la vérité ? »
« si vous ne pouvez atteindre à ces hauteurs, tenez-vous donc cois et muets, et cachez votre ignorance, et ne dites pas que ce sont ceux qui voient clair qui sont aveugles, ni ceux qui courent qui sont boiteux»
Celse, Discours Vrai, Contre les chrétiens


"[les chrétiens] les persuadèrent de distribuer aux pauvres tous les biens. la substance et la possession qu'ils possédaient, et, entrant eux-mêmes dans un état de besoin, pour se rassembler en mendiant, passant d'une position de liberté à une demande inconvenante, et de la prospérité à un caractère pitoyable"
Porphyre de Tyr, contre les chrétiens, fragments

" les moines s’emparèrent de la grande église. Ce sont des hommes qui renoncent au mariage, qui remplissent les villes et les campagnes de communautés nombreuses, qui ne portent point les armes et qui ne rendent aucun service à l’état. S’étant toujours multipliés depuis leur premier établissement, ils ont acquis de grandes terres, sous prétexte de nourrir les pauvres, et ont en effet réduit tout le monde à la pauvreté."
Zosime, Histoire nouvelle, V

"Le christianisme n’est qu’une fourberie purement humaine, et malicieusement inventée, qui, n’ayant rien de divin, est pourtant venue à bout de séduire les esprits faibles, et d’abuser de l’affection que les hommes ont pour les fables, en donnant une couleur de vérité et de persuasion à des fictions prodigieuses"
Empereur Julien, Contre les galiléens

"Vous [les chrétiens] avez égorgé non seulement ceux d'entre nous qui restons fidèles aux valeurs ancestrales, mais parmi les hérétiques égarés tout autant que vous, ceux qui ne se lamentent pas sur le cadavre [Jésus] de la même façon que vous"
Empereur Julien, Contre les galiléens

L’Empereur Julien les accuse d’adorer un cadavre: « en vous suivant, [ils] ont sombré à de tels abîmes de ruine qu'ils ont abandonné les dieux toujours vivants et sont passés au cadavre du Juif. » « les infidèles ministres qui desservaient et gardaient le temple [d'Apollon à Daphné] par manière d'acquit, l'ont sacrifié à la vengeance de ceux que l'injure faite au cadavre, avait mis au désespoir »
Empereur Julien (dénonce les chrétiens ayant attaqués le temple d'Apollon à Daphné après ses mesures antichrétiennes)

« On doit regarder Jean comme le premier auteur du mal, et la source des nouvelles erreurs que vous avez établies, en ajoutant au culte du Juif mort que vous adorez, celui de plusieurs autres. Qui peut assez s’élever contre un pareil excès ! Vous remplissez tous les lieux de tombeaux, quoiqu’il ne soit dit dans aucun endroit de vos Écritures, que vous deviez fréquenter et honorer les sépulcres. » « pourquoi courez-vous avec tant d’ardeur aux tombeaux ? »
Empereur Julien

         « Les soldats, rassemblant toutes leurs colères contre des pierres et contre l'oeuvre de ceux qui les avaient taillées, se ruèrent bravement sur ces objets inertes ; eux, qui eussent été in-capables de soutenir le fracas d'une bataille, dévastèrent le Sarapéum, firent la guerre aux offrandes, et remportèrent une victoire sans combat, sur des ennemis absents. Dans leur lutte contre les statues et les sanctuaires, ils poussèrent l'héroïsme jusqu'à ne point se contenter de les vaincre, ils les volèrent ; et, pour cela, ils firent une convention militaire, afin de mettre à l'abri celui qui aurait dérobé quelque chose. Il n'y eut que les fondements du Sarapéum qu'ils n'emportèrent point, à cause de la masse énorme des pierres, qu'il n'était pas facile de remuer. Mais, après avoir tout bouleversé et tout saccagé, ces foudres de guerre, montrant leurs mains, pures il est vrai de sang, mais souillées de rapines, se proclamèrent les vainqueurs des Dieux, et se firent gloire de leurs sacrilèges et de leur impiété.
          Ensuite, ils introduisirent dans les lieux sacrés de ces gens appelés moines qui, tout en ayant la forme humaine, menaient la vie, des animaux et se livraient ouvertement à toutes sortes d'excès que je n'oserais rapporter. Mais, en revanche, ils regardaient comme un acte de piété de profaner les choses divines.
        A cette époque, du reste, tout homme affublé d'une robe noire, et qui ne craignait pas d'affecter en public un maintien peu décent, avait permission d'exercer une autorité tyrannique. C'est à ce haut point de vertu que l'humanité en était arrivée. Mais j'ai déjà parlé de ces gens-là dans mon Histoire générale.
          Ces moines furent donc établis à Canope et là, ils substituèrent à des divinités accessibles à l'intelligence un culte d'esclaves, et encore d'esclaves méprisables, auquel ils soumirent les hommes. Recueillant, en effet, les ossements et les têtes des misérables que leurs nombreux crimes avaient fait condamner par la justice de la cité, ils les présentaient comme des dieux, se roulaient convulsivement sur ces restes immondes, et s'imaginaient que le contact impur de ces sépulcres les rendaient meilleurs. On les appelait martyrs, diacres, arbitres des prières auprès de la Divinité, quand ils n'avaient été que des esclaves infidèles, sans cesse roués de cous de fouet, et portant sur leur corps les marques infamantes que leur avait values leur perversité. Et la terre souffre de pareils Dieux ! »                 
Eunape

"Le gardien de ce lieu était un Juif chagrin, espèce d'animal qui ne se nourrit pas comme l'homme. Il se plaint que nous tourmentons ses arbustes, que nous agitons ses roseaux; à l'entendre, nous lui avons porté un grand dommage en touchant à l'eau de son étang. Nous lui répondons par toutes les injures dues à cette race dégradée, qui mutile sans pudeur les parties génitales ; à cette race, souche de toute folie, qui aime à célébrer sa fête si froide du sabbat, mais dont le cœur est plus froid encore que ces superstitions. Le septième jour est condamné chez eux à une honteuse oisiveté: cette inaction est un symbole de la fatigue de leur dieu. Quant aux autres extravagances de cette race d'imposteurs et d'esclaves, je crois que parmi les enfants mêmes il y en a beaucoup qui refuseraient d'y ajouter foi. Et plût aux dieux que jamais la Judée n'eût été soumise par les armes de Pompée et de Titus ! C'est un ulcère mal guéri qui porte plus loin ses ravages : la nation vaincue pèse sur les vainqueurs."
Claudius Rutilius Namatianus, De Reditu suo (sur son retour)


"Je me détourne avec douleur de ces rochers qui me rappellent un malheur trop récent ; c'est là qu'un infortuné est venu se séparer de la société pour s'ensevelir tout vivant. C'était un de mes amis, jeune, d'une noble famille ; sa fortune, l'union qu'il avait contractée, répondaient à sa naissance : poussé par les furies, il abandonna les dieux et les hommes, et la superstition lui fait aimer l'exil dans une honteuse retraite. Le malheureux : il se figure que les souillures du corps sont agréables au ciel ; et il se soumet à des tortures que ne lui infligeraient point les dieux offensés. Oui, je le demande, cette secte n'est-elle pas plus funeste que les poisons de Circé ? Ils n'avaient d'action que sur le corps, tandis qu'elle métamorphose les âmes.
   "Toute l’île est remplie ou plutôt souillée par des hommes qui fuient la clarté du jour. Ils prennent le nom de moines ou de solitaires, parce qu’ils vivent seuls et ne veulent point de témoins de leurs actions. Ils rejettent les richesses dans la crainte de les perdre, et pour éviter de devenir malheureux, ils se livrent volontairement à la misère. Quel comble d’extravagance et d’absurdité, de craindre les maux de cette vie sans savoir en goûter les jouissances ! Ou cette humeur mélancolique est l’effet d’une maladie, ou les remords de leurs crimes obligent ces malheureux à exercer sur eux-mêmes les châtiments que la main de la justice inflige aux esclaves fugitifs"
Claudius Rutilius Namatianus, De Reditu suo (sur son retour)





Voir aussi d'Ernest Renan:

RÉVOLUTION SOCIALE ET POLITIQUE AMENÉE PAR LE CHRISTIANISME.










            Le Texte de Celse (traduction incomplète, la version de Louis Rougier est meilleure)

 
            Contre Jésus-Christ
         
            L'Origine Satanique du Judéo-Christianisme dévoilée par le Fanatisme des premiers Chrétiens

       ► Celse: le premier Philosophe païen contre les Chrétiens

La Chute de l'Empire Romain causée par le christianisme ?

Rome contre la Judée

De la Destruction du Paganisme Antique à la Renaissance du Panthéisme au XIIe siècle

l'Inversion des Valeurs par le christianisme

Nietzsche et Voltaire contre le christianisme

Marc-Aurèle l'antidote contre le christianisme

Critique de l'Apport du christianisme à la Civilisation occidentale

Les Racines Chrétiennes de la Décadence Actuelle de l'Occident



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