L’inné, l’acquis et le problème de la liberté

 

 

Chez les animaux, les gènes influent le comportement (par exemple la parade nuptiale et l’orientation sexuelle des mouches). L’idée que la matière et les gènes puissent déterminer nos actions crée un malaise et pose le problème de la liberté.

        En réaction à cette réalité, beaucoup vantent les mérites de l’acquis grâce auquel ils croient retrouver une liberté. Il est vrai que l’acquis complète et module l’inné, mais il n’offre pas plus de liberté. Les réflexes psychologiques et le milieu social conditionnent l’individu tout aussi efficacement que les gènes.

        La réponse sophistiquée, parfois celle du professeur de philosophie, est que la compréhension de cette situation permet de surajouter un choix conscient. Malheureusement, si ce nouveau choix ne peut se décider que sous l’action d’influences innées ou acquises, la décision sagement méditée qui en résultera sera probablement plus intelligente, mais pas plus libre.

  

        Doit-on donc en déduire que la liberté n’est qu’un mythe, qu’elle n’existe pas ? C’est ce que conclut en général la philosophie anti-humaniste qui a oublié l’élément le plus important : la partie qui n’est ni génétique, ni inculquée par l’environnement. Oh, pas besoin de faire appel à la fable sur l’immatérialité de l’âme pour comprendre cela, mais seulement à une bonne théorie du fonctionnement du cerveau. Dans « l’Amour de la Raison Universelle », je décris les mécanismes biologiques qui rendent possible l’existence d’une véritable liberté dans le cerveau, et montre par là que celle-ci existe selon toute vraisemblance.

 

  

 

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