L’inné, l’acquis et le
problème de la liberté
Chez
les animaux, les gènes influent le comportement (par exemple la parade
nuptiale et l’orientation
sexuelle des mouches). L’idée que la matière et les gènes
puissent déterminer nos actions crée un malaise et pose le problème de la
liberté.
Doit-on donc en déduire que la
liberté n’est qu’un mythe, qu’elle n’existe pas ?
C’est ce que conclut en général la philosophie anti-humaniste qui a
oublié l’élément le plus important : la partie qui n’est ni
génétique, ni inculquée par l’environnement. Oh, pas besoin de faire
appel à la fable sur l’immatérialité de l’âme pour comprendre cela,
mais seulement à une bonne théorie du fonctionnement du cerveau. Dans « l’Amour de la Raison
Universelle », je décris les mécanismes biologiques qui rendent possible
l’existence d’une véritable liberté dans le cerveau, et montre par
là que celle-ci existe selon toute vraisemblance.