le Big-Bang : de l’infiniment petit à l’infiniment grand

 

 

         En 1929, Edwin Hubble découvre l’expansion de l’univers. Si l’univers s’étend, c’est qu’il était plus concentré dans le passé. En 1964, les radio-astronomes découvrent la trace d’un passé chaud (le fond diffus cosmologique) qui constitue l’une des arguments soutenant l’idée de Big-Bang.

 

Se développe alors la théorie du Big-Bang avec plusieurs problèmes qui sont aujourd’hui solutionnés par l’inflation cosmique. La  théorie du Big-Bang améliorée par l’inflation prédit que les premiers instants de l’univers ont subi une accélération exponentielle sous l’effet d’une attraction gravitationnelle négative. L’idée d’inflation fut découverte à la fin des années 70 et a trouvé des confirmations observationnelles grâce aux données recueillies par le satellite WMAP.

La disposition de la matière dans l’univers porte encore les traces de son passage dans le monde de l’infiniment petit. Les fluctuations quantiques microscopiques à l'échelle de l'inflation de 10-27 cm évoluent en fluctuations macroscopiques aujourd'hui, aux échelles de 1000 Mpc = 1027 cm. Que l’ordre de l’infiniment petit se retrouve dans l’infiniment grand fournit une confirmation spectaculaire du Big-Bang et de l’unité des lois de la nature.

 

Non seulement l’inflation résout les problèmes du Big-Bang, mais elle explique ce qu’est le Big-Bang, c’est-à-dire comment et pourquoi ça a fait bang. Malgré leur importance, ces idées trouvent encore un faible écho, et le Big-Bang est trop souvent présenté comme une frontière inaccessible où tout est incompréhensible. « Les auteurs spiritualistes voient d'un bon oeil l'évanouissement du discours scientifique au moment de la création » remarque le spécialiste de l’inflation Edgard Gunzig. Toutefois, maintenant que l’inflation cosmique est une théorie confirmée, il serait grand temps de démystifier le Big-Bang, et de reconnaître qu’il est tombé dans le champ de la science.

 

  

   

Page principale